Conseils d'experts

Comment savoir qu’une entreprise est en difficulté ?

Pour faire de bonnes affaires, il est essentiel de savoir…à qui l’on a affaire ! En effet, l’expertise quant à la bonne santé économique de vos partenaires commerciaux est un élément stratégique-clef et une prudence élémentaire pour tout chef d’entreprise. Cependant, il n’est pas toujours aisé de se renseigner sur un client, un fournisseur, un concurrent ou un partenaire potentiel. Parfois, une vitrine parfaitement attrayante peut dissimuler une entreprise en grande difficulté. Le principal risque est alors de s’engager dans une démarche commune avec une entreprise faisant l’objet, par exemple, de procédure collective et de liquidation judiciaire. Tour d’horizon des meilleurs moyens pour s’informer sur l’état économique d’une entreprise.

  1. Le bouche-à-oreille

Cela peut paraître évident mais c’est parfois avec les techniques les plus anciennes que l’on parvient au meilleur résultat. Se renseigner dans le voisinage, auprès d’autres clients ou d’anciens partenaires, tout comme auprès de salariés de l’entreprise concernée offre parfois une mine d’informations. Il ne faut pas hésiter à mener, dans les limites des lois et règlements évidemment, son enquête informelle pour en savoir le plus possible sur la vie récente et la réputation de l’entreprise. Si elle est en difficulté, il y a fort à parier que des créanciers mécontents ou des salariés licenciés vous apportent des informations précieuses.

  1. Les administrations

On l’oublie parfois, mais diverses administrations enregistrent des informations particulièrement précises sur les entreprises, qui permettent notamment d’évaluer si elles connaissent des difficultés. Le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) permet de se tenir informé des procédures collectives, des cessions d’entreprises, des créations ou radiations et surtout les avis de dépôts de comptes. Concernant les radiations ou procédure collective, l’exigence d’un K ou d’un K-Bis permet de se prémunir contre les mauvaises surprises. Le registre du greffe du tribunal de commerce offre aussi des détails, sous réserve de connaître le lieu du siège social de l’entreprise.

  1. La publicité légale

La publicité légale vise justement à protéger les intérêts des tiers dans leurs relations avec une entreprise. Les sociétés doivent ainsi publier des annonces légales dans des journaux d’annonces légales (JAL) à l’occasion d’un nombre important d’étapes-clefs dans la vie de l’entreprise. Une modification du siège social ? Un changement fréquent de dénomination sociale ? Un renouvellement trop rapide des dirigeants sociaux ? Tous ces changements cruciaux dans la vie de l’entreprise sont visibles dans les journaux d’annonces légales. C’est aussi le cas des opérations de dissolution, pour lesquelles le nom du ou des liquidateurs doivent aussi être rendus publics. Pour ce qui concerne les liquidations, leur résultat doit être publié pour les clôturer.

Quelles sanctions si les dirigeants d’entreprise ne signalent pas leurs difficultés ? C’est une question au coeur des procédures de liquidation judiciaire. En effet, il est obligatoire de signaler au juge une situation de cessation de paiement après 45 jours maximum. Et dès l’ouverture d’une procédure, les créanciers et associés doivent être informés au plus tard dans les 15 jours, de manière à leur permettre d’exercer leurs droits.

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