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Conseils d'experts

Comment ouvrir un food-truck ?

Ça y est votre décision est prise, votre dernière activité vient de s’interrompre ou vous êtes sur le point de quitter votre emploi actuel pour réaliser votre rêve de toujours : ouvrir un food truck. Il s’agit indéniablement de la grande tendance culinaire des dernières années : les camions aux repas les plus divers et les plus succulent se sont multipliés dans nos agglomérations et connaissent un succès grandissant. Pour autant, ouvrir un food-truck est une aventure entrepreneuriale aussi exigeante que les commerces traditionnels, sinon plus en raison de son caractère nomade. Vous devrez ainsi vous interroger non seulement sur les aspects économiques de cette nouvelle entreprise mais aussi sur toutes les implications administratives et les obligations à remplir. Un beau succès auprès de vos clients peut être rapidement assombri en cas de complications juridiques de votre activité. Tour d’horizon des différents points à ne pas omettre lorsqu’on veut ouvrir un food-truck.

Ouvrir un food truck : soigner la stratégie commerciale

Ouvrir un food truck est certes un geste coup de cœur, qui correspond souvent à une envie mûrie pendant plusieurs années mais aussi parfois à coup de tête professionnel ou à une belle occasion à saisir. Dans tous les cas, quelques précautions et un peu de prudence permettront de choisir l’affaire à la fois la plus séduisante et la plus rentable.

La priorité absolue est évidemment de trouver le meilleur emplacement : on préférera les zones de bureau ou d’activité pour un food-truck destiné à fonctionner plutôt le midi, tandis que les zones résidentielles seront privilégiés si la clientèle visée est plutôt composé de particulier. En la matière, les contraintes sont nombreuses : les concurrents bien sûr, mais aussi les règles d’occupation de l’espace public. Il sera souvent impossible de stationner son food-truck le long d’une plage, mais il est envisageable est malin d’obtenir l’autorisation de le placer sur une zone de stationnement à quelques centaines de mètres de là par exemple.

Il faudra aussi anticiper votre budget, et les coûts spécifiques au food-truck comme les loyers du véhicule ou encore les frais de communication, le matériel de cuisine et les marchandises, certaines charges financières en cas d’emprunt, ou encore la cotisation foncière des entreprises dès la deuxième année d’exercice. Les food-trucks sont certes des projets originaux mais ce n’est pas une raison pour faire preuve de moins de rigueur dans l’analyse économique et financière de votre entreprise. Il est même fortement recommandé de rédiger un business plan succinct et de réfléchir en amont à la rémunération de l’entrepreneur, aux cotisations sociales, et à la viabilité économique général du projet.

Cela renvoie à une autre question absolument cruciale dans l’ouverture d’un food truck : quel est le marché disponible ? Il ne suffit pas de trouver les fonds pour investir et un bon emplacement, il faut aussi proposer une offre attractive aux prospects. Quelles sont les tendances culinaires du moment ? Quelles sont les repas à la mode (Tacos ? Japonais ? Traditionnel ? Salade ?) ? Et tout simplement : quelles sont les envies des personnes susceptibles de passer à proximité de votre food-truck ? Pour le savoir rien de tel qu’une étude de marché auprès de vos clients potentiels, à faire réalisée par un professionnel ou à réaliser vous-même.

Attention à l’hygiène et la sécurité !

Une fois obtenu le précieux sésame de l’autorisation d’emplacement par la mairie ou la préfecture, Il faudra aussi veiller à des points essentiels : une hygiène scrupuleuse, tout comme le respect des règles de sécurité liées aux véhicules.

Pour l’hygiène, les obligations d’un food-truck sont semblables à celles dans lieu de restauration classique, il faudra donc veiller à bien respecter toutes les réglementations en vigueur. L’entrepreneur qui décide d’ouvrir un food truck et qui ne justifie pas de trois ans d’expérience de responsable dans le secteur agroalimentaire devra également suivre une formation auprès d’un centre agréé. Côté formalités, la commercialisation de produits d’origine animale comme de la viande implique d’être déclaré auprès de la Direction départementale en charge de la protection des populations. Enfin, il est inutile de préciser que les règles concernant les licences de débit de boisson alcoolisée s’appliquent également aux food-truck.

Concernant le véhicule, il doit être aux normes comme tout établissement susceptible d’accueillir du public. Le camion doit être régulièrement immatriculé. L’ensemble de l’installation doit être assuré. Et si le véhicule a vocation à changer d’emplacement, il est nécessaire d’obtenir une carte de commerçant ambulant, en envoyant un dossier au centre de formalités des entreprises, dès lors que l’activité est exercée hors de la commune où l’entreprise est domiciliée.

Les formalités pour ouvrir un food truck

On ne le répétera jamais assez: un food-truck est avant tout une entreprise. Une entreprise artisanale, puisqu’il s’agit de cuisiner des aliments, mais aussi une entreprise commerciale lorsqu’on décide de vendre des produits déjà transformés. Il existe donc des formalités, comme l’inscription au Registre du commerce est des sociétés (RCS).

Surtout, il est essentiel de réfléchir en amont à la forme juridique que l’on souhaite donner à cette entreprise. Si l’on se lance seul dans l’aventure, l’entreprise individuelle s’impose avec son régime relativement simple et peu formel. Ce dernier peut légèrement se complexifier si l’on choisit une entreprise à responsabilité limitée (EIRL) à laquelle il faudra donc affecter un patrimoine pour limiter les risques sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur.

Si l’on se lance à plusieurs, les choses sont différentes. Les formes dites “sociétaires” (SARL, SA, SASU…) comportent des implications différentes en matière d’apport, de capital social, de définition des organes de direction de la société…Elles n’obéissent pas non plus, toujours, au même régime fiscal : fiscalité des société s avec l’IS ou imposition personnelle avec l’impôt sur le revenu.

Surtout elles exigent un formalisme plus marqué, avec la déclaration de création de l’entreprise auprès du greffe du tribunal de commerce et/ou du centre de formalités des entreprises. Et souvent la nécessité de rédiger des statuts, de publier une annonce légale dans un journal d’annonces légales etc…Plutôt qu’avoir recours à des conseils juridiques coûteux, et parfois inabordables pour la jeune entreprise, il sera souvent plus judicieux d’utiliser, pour la comptabilité, certains actes juridiques, et les formalités de déclaration, des plateformes en ligne économiques et rapides.

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