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Avantages et inconvénients de la micro entreprise en 2018

Vous avez décidé de lancer une nouvelle activité, industrielle, commerciale, artisanale ou libérale ? Vous hésitez néanmoins sur le statut à adopter pour votre future entreprise: entreprise unipersonnelle ? Micro entreprise ? Dans ce dernier cas, il convient d’avoir en tête tous les avantages et inconvénients de la micro entreprise en 2018, après plusieurs années d’évolutions. Tour d’horizon de ce statut à la fois très souple et parfois contraignant.

La micro entreprise : l’avantage de la souplesse

C’est incontestablement un régime très souple et simplifié qu’offre celle qu’on nomme désormais la micro entreprise. Son créateur échappe à de nombreuses obligations de l’entrepreneur classique, notamment en matière de publicité légale et de formalisme juridique. Une simple déclaration de création, comme de dissolution, des carnets de recettes assez sommaires, le cas échéant les pièces justificatives de l’activité et des achats : cela suffit à l’auto-entreprise pour exercer son activité.

En outre, sauf demande expresse du micro-entrepreneur, cette micro entreprise n’a pas à collecter la TVA, elle peut donc proposer des tarifs compétitifs et économise du temps et des moyens. Elle en bénéficie en retour pas de l’exonération de TVA sur ses achats. Le micro-entrepreneur peut aussi bénéficier d’autres exonérations de taxes ou cotisations sociales. Pour une durée déterminée: c’est le cas par exemple de la cotisation foncière des entreprises (CFE), qui n’est pas dûe la première année d’exercice. Ou selon des seuils : en cas de chiffre d’affaires nul, aucune cotisation ne sera exigée. De même, le dispositif ACCRE prévoit de forts allégements de charges les 3 premières années pour les demandeurs d’emploi qui créent leur activité. Enfin, sur l’imposition à proprement parler, le micro-entrepreneur peut bénéficier du prélèvement libératoire forfaitaire qui peut être avantageux: il permet dans certains cas de faire baisser le montant cumulé que vous paierez pour vos cotisations et votre impôt sur le revenu.

Le principal inconvénient : un régime en mutation

Malgré sa simplicité, le régime du micro-entrepreneur connaît quelques rigidités. Il convient de bien étudier les différents seuils qui peuvent déclencher certaines obligations fiscales et sociales, en fonction de votre activité. De même, l’exonération de certaines obligations formelles connaît parfois des exceptions : ainsi les artisans et commerçants ont été obligés de s’inscrire depuis 2015 au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au Répertoire des métiers. Un stage de préparation à l’installation conditionnait parfois cette inscription. Certaines obligations nouvelles ont aussi été imposées en matière d’assurance : une assurance responsabilité civile en cas d’utilisation d’un véhicule à titre professionnel par exemple, ou une assurance décennale pour les auto-entrepreneurs du BTP.

D’autres obligations existent depuis la création du statut. Par exemple, si le cumul d’activités est un des avantages de la micro-entreprise, les incompatibilités et obligations de déclarations sont nombreuses, notamment pour les fonctionnaires et certains salariés. Autre obligation : s’inscrire au Registre Social des Indépendants (RSI), devenu depuis le 1er janvier 2018 Sécurité sociale des indépendants dans l’attente d’une intégration possible au régime général. C’est d’ailleurs là le principal inconvénient de ce statut très pratique : au gré des alternances électorales de ces dernières années, les obligations qui y sont liées ont varié, créant parfois une incertitude juridique complexe à gérer pour certains entrepreneurs.

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