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Les 5 étapes de la reprise d’entreprise

Prendre le relais de l’entreprise familiale ? Absorber un concurrent ? Prendre les rênes de l’entreprise dont on est salarié et dont on souhaite devenir dirigeant ? Les motivations pour la reprise d’entreprise sont multiples, les démarches aussi notamment celles liées au changement de gérant. Il est indispensable de bien préparer la reprise d’une entreprise pour ne pas commettre les erreurs qui pourraient coûter cher dans votre notre nouvelle aventure entrepreneuriale. Cette règle est d’autant plus vraie s’il s’agit d’une première expérience de dirigeant de société. Tour d’horizon de la reprise d’entreprise en 5 grandes étapes.

Reprise d’entreprise : fixer vos objectifs pour

Avant même de chercher à identifier l’entreprise à reprendre, et même si vous l’avez repérée, il est essentiel de se poser certaines questions cruciales. D’abord, il faut s’interroger sur ses propres capacités, ses besoins et ses objectifs: “suis je dans une période où je peux me lancer ? Les financements dont j’aurai besoin sont-ils réalistes et soutenables ? Quels sacrifices suis-je prêt à consentir à mon activité professionnelle ?”.

L’un des éléments les plus essentiels est de déterminer si vous souhaitez reprendre une entreprise seule ou avec des associés : un conjoint, un ami, un collègue…Cela déterminera non seulement votre capacité de financement bien sûr, mais aussi les règles à mettre en place très tôt pour assurer le meilleur fonctionnement à votre future société. En bref, “connais toi toi-même” disait le philosophe grec Socrate: c’est aussi la première règle de la reprise d’entreprise !

Profiler l’entreprise à reprendre et l’identifier

Connaître ses propres buts et capacités est une phase essentielle, il faudra mener le même exercice de profilage avec le type d’entreprise que vous souhaitez reprendre. Quelques questions simples permettent de définir vos priorités : dans quel secteur ai-je la volonté d’entreprendre ? Dans quelle zone géographique ? A la tête d’une entreprise de quelle taille ? Quel investissement requiert-elle ? Est-ce que je préfère un fonds de commerce prospère avant départ à la retraite ou le défi d’une entreprise en difficultés à rendre à nouveau rentable ? Veillez à ne pas multiplier les critères de reprise et à bien identifier vos priorités.

Ensuite, comment la trouver ? C’est l’étape la plus délicate. Le bouche-à-oreille fonctionne essentiellement pour les personnes déjà insérées dans le secteur d’activités visé, par exemple un salarié qui entend parler d’un projet de retraite de son patron ou un entrepreneur qui se tient régulièrement informé de la santé d’une entreprise concurrente. De nombreux sites internet permettent désormais de se renseigner sur les entreprises disponibles, de même que les CCI, des revues spécialisées et autres bourses d’opportunité. Parfois, une simple approche directe peut être efficace et couronnée de succès.

Evaluer l’entreprise à reprendre

Lorsqu’on reprend une entreprise, on est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise, il faut donc en évaluer la santé minutieusement avant la reprise. Tout doit être analysé pour comprendre toutes les dimensions de votre futur activité. Quelle est sa santé financière ? Où en sont les RH et le personnel ? Comment est-elle organisée ? Quelles sont ses marchés, clientèle et prospects ? Quels contrats la lient ? Qui sont ses actionnaires ? Qui sont ses principaux fournisseurs ? Beaucoup de ces questions peuvent trouver une réponse en se renseignant en ligne, ou en demandant au cédant de vous fournir le maximum de documents : bilans, fiches de postes et organigramme, baux, etc. Généralement, le vendeur exigera légitimement en retour de signer un accord de confidentialité. Passage obligé de toute reprise d’entreprise d’une certaine taille, l’audit de préacquisition ou d’acquisition, réalisé par un cabinet spécialisé, permettra de réaliser une précieuse radiographie de l’entreprise avant d’y investir.

Enfin, s’il faut évaluer l’entreprise actuelle, il faut aussi réaliser une analyse économique, c’est à dire évaluer l’entreprise dans le futur : quels sont les espoirs de profits ? Est-elle positionnée sur un segment viable ? Quels sont ses perspectives de développement ?

Planifier la reprise d’entreprise et son financement

Dès que la phase d’identification et d’évaluation permet de fixer son choix sur une entreprise, il est indispensable d’en planifier la reprise dans les moindres détails : juridiques, financiers, RH. Un business plan permet de fixer ses idées et de convaincre ses interlocuteurs de la pertinence et de la viabilité du projet. Il permet de dessiner clairement une stratégie (stratégie commerciale, marketing, de communication…), de lister les besoins immédiats (financements) ou futurs (R&D) et les contraintes (démarches diverses, gestion administrative, personnel…).

Une autre question-clef est celle du financement de votre reprise. Comment obtenir des financements ? Elle doit être envisagée tout au long du processus. Les sources sont multiples mais ne sont pas de même nature. Le “love money” (investissement des proches) ne s’obtient pas dans les mêmes délais, ni les mêmes montants, qu’un prêt d’honneur ou une aide publique de la Banque publique d’investissement (BPI). De même, une opération de crowdfunding en ligne ne sera pas réalisée selon les mêmes modalités qu’un tour de table auprès des investisseurs locaux de la région de l’entreprise. Tous ces éléments doivent être amorcés très en amont de la reprise d’entreprise.

Reprise d’entreprise : négocier et acter la vente

Les négociations avec le cédant peuvent s’engager sur tous les points que vous jugerez importants après le travail pointilleux d’analyse des forces et faiblesses de l’entreprise réalisé en amont. Le protocole d’accord de reprise pourra ainsi porter sur toutes les conditions qui vous paraissent essentielles, ainsi que sur des modalités pratiques comme celles qui organisent le paiement. Ensuite sera signée l’acte de cession lui-même. Tout au long de ce processus, il faut garder en tête les détails mais aussi les grandes constantes de la reprise d’entreprise : clauses de garantie de passif, clauses de non concurrence…

Dernière étape, mais non la moindre : devenez le patron ! Dès la cession réalisée, il est crucial de rassurer les équipes de l’entreprise sur cette phase de changement et parfois de réorganisation qui peut générer stress et incertitude. Allez à la rencontre des clients et bien sûr des prospects en cours. Associez les forces de l’entreprise à votre vision en leur exposant un prévisionnel clair et un tableau de bord qui vous permettra de suivre l’évolution de votre reprise d’entreprise. N’hésitez pas à recourir aux services de professionnels du droit et de la comptabilité. La reprise d’entreprise peut être complexe et fastidieuse mais, bien menée, elle peut aussi permettre de s’appuyer sur une base solide pour se diriger vers le succès.

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