. Qu’appelle-t-on la Legaltech ? - LEG un pied dans mon entreprise -
Internet ce Booster

Qu’appelle-t-on la Legaltech ?

En quelques années, elle s’est développée à une vitesse exponentielle, révolutionnant largement les métiers du droit. A son apparition il y a une quinzaine d’années, la Legal Technology ou Legaltech visait essentiellement à automatiser des services de comptabilité, de gestion puis de recherche de documents. Elle s’adressait en premier lieu aux professions juridiques.  Désormais, elle a dépassé le domaine du B2B pour fournir des services juridiques de plus en plus variés directement aux particuliers comme aux entreprises de tous secteurs.

La Legaltech : une démocratisation technologique du Droit

La définition de la Legaltech a évolué avec son marché. Bien qu’il n’existe pas de définition officielle, on peut dire qu’elle englobe toutes les entités utilisant internet et les nouvelles technologies pour fournir des services juridiques, à titre gratuit ou onéreux, à toutes les personnes physiques ou morales. Dès lors, on comprend que cette définition, et ce marché, sont bien plus larges que ceux des premiers services informatiques dédiés à une clientèle de juristes.

En France, le marché des Legaltech progresse rapidement. Certes le premier “Village des Legaltechs” n’ait eu lieu à Paris qu’en 2016, on compte déjà entre 100 et 200 startups créées ces dernières années, fournissant une multitude de services. Avec des levées de fonds relativement importantes.

Certains analystes voient dans la Legaltech une démocratisation historique de l’accès au droit. Depuis la commande en ligne d’un extrait d’acte de naissance, jusqu’aux plateformes d’actions collectives, ou de recours contre les retards aériens : les citoyens n’ont jamais aussi facilement abordé les formalités juridiques.

Pour les professionnels, la Legaltech offre l’opportunité d’une plus grande visibilité (par exemple sur les plateformes de mise en relation avocats/clients ou avec le conseil en ligne), mais aussi de rationalisation de leurs coûts : l’intelligence artificielle, par exemple, est en train simplifier fortement les rédactions de contrats.

Les annonces légales, un exemple de Legaltech performante

L’un des apports les plus significatifs de la Legaltech est l’automatisation de la rédaction juridique. Les entreprises comme les particuliers sont souvent confrontés à la nécessité de recourir à des professionnels pour des formalités récurrentes. Cela occasionne pour elle des coûts importants, tant sur le plan financier qu’en ressources humaines.

Un exemple intéressant est celui du domaine des annonces légales. Les entreprises ont l’obligation de diffuser des annonces légales à plusieurs moments-clefs de la vie de la société, notamment sa création, son changement de dénomination ou encore sa dissolution.

Non seulement, les entreprises doivent trouver dans quel journal d’annonces légales (JAL) diffuser cette publicité légale, mais elles doivent veiller à sa rédaction. En effet, une seule erreur dans les mentions obligatoires peut rendre l’annonce légale inutilisable auprès du greffe du tribunal de commerce. Les sites en ligne d’annonces légales ont résolu ces difficultés. Leurs formulaires d’assistance à la rédaction permettent d’éviter les erreurs préjudiciables à l’entreprise. Ils permettent aussi de faire baisser le coût de ces annonces (payées à la ligne) en en diminuant le volume global. Enfin, ils se substituent à leurs clients pour trouver le journal d’annonces légales approprié. La Legaltech des annonces légales est si performante que l’Etat a lui-même créé une plateforme numérique recensant l’ensemble des annonces publiées au BODACC (Bulletin officiel des annonce civiles et commerciales).

 

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Aller à la barre d’outils