Formalités

Autoentrepreneur : toujours un statut avantageux ?

Le régime de l’auto-entrepreneur a été créée par la loi du 4 août 2008, afin de simplifier les démarches administratives lorsque l’on crée son entreprise. 10 ans après quel est le bilan de ce statut ?

La France compte aujourd’hui environ 1 million d’autoentrepreneurs incarnés par la figure du chauffeur Uber ou du coursier Deliveroo. On compte également de nombreux professionnels de la communication et du design, des plombiers, des webmasters et des artisans. Selon l’Insee, les auto-entrepreneurs qui se consacrent à temps plein à leur entreprise perçoivent en moyenne 460€ par mois. 38% des micro-entreprises qui ont démarré une activité en 2010 continuent encore d’exercer aujourd’hui alors que les entrepreneurs des entreprises commerciales type SAS et SARL sont 50% à toujours exercer.

L’auto-entrepreneur : le travailleur précaire des temps modernes ?

Le principal problème de l’auto-entreprenariat résulte de son statut social jugé trop précaire car les employeurs peuvent employer ponctuellement des prestataires à court terme plutôt que des salariés en CDI, cela leur revient moins cher. Cette sous-traitance individuelle offre une forte flexibilité au marché de l’emploi. Ainsi les auto-entrepreneurs ne bénéficient pas des mêmes protections sociales.
Les plafonds de chiffre d’affaires autorisés pour ce régime de la micro-entreprise ont ainsi été doublé depuis le 1er janvier. Pour la vente de marchandises et d’hébergement comme les chambres d’hôtes ou gîtes ruraux (hors location d’habitation meublée), le seuil maximal d’activité sur l’année civile passe à 170 000 euros au lieu de 82 800 et 70 000 euros au lieu de 33 200 pour toutes les autres activités de service.

Selon François Hurel président de l’Union des autoentrepreneurs, le succès de ce statut correspond à un désir assumé vers plus d’autonomie pour les jeunes générations. Pour le gouvernement, c’est un moyen de lutter contre le chômage de masse notamment dans les banlieues.

Un statut vers plus de protection sociale ?

De nombreuses réformes en 2018 doivent rendrendt le micro-entrepreneur moins précaire. L’enjeu de ce statut est de permettre aux auto-entrepreneurs de disposer de plus de protections sociales. Les cotisations sociales vont un peu baisser grâce à la réforme de la CSG. le taux unique des cotisations passerait à 12,80% pour les activités de commerce et 22% pour les activités artisanales et professionnels libéraux.

Uber est désormais obligée de prendre en charge depuis janvier 2018 l’assurance volontaire acquittée par les chauffeurs en cas d’accident du travail ou la proposition d’un contrat collectif.

Le gouvernement promet également d’étendre le bénéfice de l’assurance-chômage aux indépendants.

La croissance dope la création d’entreprise

En novembre 2017, le nombre de créations d’entreprises créées au cours de l’année a augmenté de 6,2% selon l’Insee. Tous les types de création d’entreprise sont en hausse qu’il s’agisse de micros-entreprises (7,2%), les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+5,7%) et les sociétés (+5,4%).

La part des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneurs lors des 12 derniers mois était de 40%.

 

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