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Quels sont les freins psychologiques des entrepreneurs français ?

En France, 96% des entreprises sont des TPE de moins de 10 personnes avec un chiffre d’affaires de moins de 2 millions d’euros. Selon l’Insee, on en dénombre 3,61 millions. On compte 138 000 PME, 5300 ETI et 274 grandes entreprises. Le nombre d’entreprises de taille intermédiaires (ETI) est deux fois moins élevé qu’au Royaume-Uni.

de PME à ETI quels sont les blocages ?

Selon le réseau Entreprendre, qui soutient la création d’emplois depuis une trentaine d’années, ce sont les dirigeants qui jouent le rôle majeur dans le développement de la société. Une étude est ressortie de l’interrogation des chefs d’entreprises du réseau. Les entreprises des dirigeants qui se définissent comme « ayant le virus de la croissance » c’est à dire qui ne donnent pas de limite de taux de croissance, ont davantage tendance que les autres à connaître un taux de croissance annuel moyen à 2 chiffres. Cependant cette typologie de dirigeants ne pèse que 25% tandis que 52% des entrepreneurs ayant répondu à l’enquête se veulent plus « prudents ». Ils estiment qu’il existe un taux de croissance au delà duquel il est difficile d’aller sans mettre en risque l’entreprise.

Damien Mahinc du réseau Entreprendre parle de « verrou psychologique » Si une forte croissance est associée à une notion de plaisir, elle est également liée à une crainte de perdre le contrôle de l’entreprise. Cette crainte englobe la question du financement avec l’arrivée de nouveaux investisseurs et la peur d’être trop limité au niveau des compétences.

Certains entrepreneurs ont peur de ne plus pouvoir diriger une entreprise comme ils l’entendent après une levée de fond. Percevoir les investisseurs comme des associés doit permettre de faire sauter les peurs et les doutes pour la capacité d’un dirigeant à garder le contrôle de sa boîte.

Pour les entrepreneurs interrogés, le poids des charges, ’environnement juridique et réglementaire sont des freins mais aussi les difficultés de déléguer et faire confiance et l’implication insuffisante des salariés qui pèsent sur la croissance.

Quant aux leviers, les trois premiers relevés sont « le bon alignement de la stratégie et son exécution et la capacité à bien s’entourer et à nouer des partenariats. L’enjeu réside en effet dans la nécessité de bien recruter. L’étude constate un lien de corrélation entre l’existence d’un comité stratégique et la croissance d’une entreprise.

Méthodologie: L’étude de l’Observatoire Réseau Entreprendre a été réalisée en septembre 2017 par l’envoi d’un questionnaire à 12.000 chefs d’entreprise du réseau, qu’ils soient lauréats, c’est-à-dire accompagnés dans un programme du réseau, ou membres accompagnateurs.

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