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La chronique du LEG / Paroles d'entrepreneurs

Portrait-robot : qui sont les nouveaux entrepreneurs français ?

« Liberté, accomplissement de soi et richesse », telle serait la devise parfaite de tout entrepreneur dans le monde des Bisounours.

Mais la réalité est plus compliquée et l’entreprenariat attire autant qu’il fait peur car le monde des affaires n’est pas tout rose et l’on peut vite déchanter.

Pourtant, la France a vu croître ces dernières années, le nombre d’entrepreneurs.

Qui sont ces audacieux qui se lancent corps et âme dans la création de leur activité ?

Selon une étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique Economique), en 2015, l’âge moyen des créateurs d’entreprise est de 38 ans tant pour les hommes que pour les femmes.

On constate, en règle générale, que les entrepreneurs d’aujourd’hui sont plus jeunes que par le passé.

Ce sont majoritairement des hommes.

En effet, toujours d’après cette étude, seulement  30% des entreprises sont créées par des femmes. L’une des raisons majeures de cette disparité est la crainte de ne pas pouvoir concilier vie professionnelle et vie personnelle. Il convient également de souligner le fait que les femmes aient plus de difficultés à financer leurs projets. En témoigne le taux de rejet de crédit bancaire qui est de 2,3% pour les hommes et 4,3% pour les femmes.

Autre constat intéressant établi par l’INSEE : les trois quarts des entrepreneurs exercent seuls leurs activités, parfois avec l’aide d’une personne proche ( conjoint, parent…) ou d’associé(s) mais sans faire appel au salariat.

La crainte d’embaucher est forte en raison de la rentabilité incertaine d’une entreprise naissante ou récente.

Entrepreneurs; un cursus scolaire en particulier ?

Que neni !

Rappelons, d’abord que par le passé peu d’entrepreneurs étaient diplômés. La plupart venaient de familles où créer et diriger sa société étaient une tradition. Certains reprenaient directement l’activité familiale qu’ils tentaient de faire perdurer ou revendaient pour financer un autre projet.

Aujourd’hui, la tendance n’est plus la même.

Les mentalités ont évolué et les fondateurs de société sont de plus en plus diplômés.

L’une des explications à cette course aux diplômes, est la mentalité française qui leur est encore bien trop attachée contrairement à la mentalité anglo-saxonne qui privilégie l’expérience professionnelle.

C’est pourquoi, en France, les formations orientées Entreprenariat – Création d’entreprises cartonnent dans les écoles et les universités.

D’où vient cette envie d’entreprendre ?

Les français ont la réputation d’être frileux en matière de création d’entreprise mais être son propre patron, récolter les fruits de son travail, ne pas rendre de comptes… sont autant de facteurs qui motivent certains à monter leur propre structure.

La digitalisation a apporté un champ immense de possibilités d’innovations dans tous les secteurs et a inspiré mille et une belles idées de sociétés.

En outre, le marché de l’emploi français est maussade depuis déjà de nombreuses années ce qui a provoqué un changement d’état d’esprit. Plutôt que d’espérer du travail autant le créer.

Grosso modo, on distingue deux types d’entrepreneurs :

  La première catégorie concerne les demandeurs d’emploi. Ces « chômeurs créateurs », pour reprendre l’expression de l’INSEE, créent une activité pour tenter de s’assurer un emploi et des revenus. Il y a une volonté de fuir le chômage.

– L’autre catégorie concerne les jeunes, les salariés etc. Ces derniers veulent réussir socialement, s’accomplir, s’enrichir, parfois même changer de vie tout en participant au développement économique du pays. C’est une vague d’optimisme couplée à un peu d’idéalisme.

Que fait l’Etat pour leur simplifier la vie ?

C’est la volonté de l’Etat français que d’inciter les citoyens à entreprendre.

Pour cela, il cherche à simplifier les démarches administratives, intervient dans le financement des jeunes entreprises en versant de nombreuses subventions, soutient les entrepreneurs via des aides publiques.

Il a également permis l’apparition de formes juridiques adaptées à la création de société comme les SAS (Société par action simplifiée).

En bref :

L’entrepreneur-type français est un homme d’environ 35 ans, diplômé, avec un fort désir d’indépendance et de réussite sociale.

Lors de la création de sa société, il a passé des nuits blanches à choisir la forme juridique de cette dernière.

Il s’’est finalement décidé pour le statut avantageux de la SAS avant de réaliser qu’il lui fallait payer une annonce légale pour communiquer aux tiers la création de cette structure. Il s’est alors demandé comment payer moins cher cette annonce et s’il pouvait la faire en ligne. La réponse étant oui et le prix optimisé, il a retrouvé le sourire avant de se faire un début d’ulcère face à la difficulté de trouver des sources de financement.

Finalement, il a fait un important apport financier personnel dans son entreprise et a bataillé pour avoir le soutien des banques; ce qui peut expliquer qu’une fois devenu richissime, il soit moins enclin à devenir un business angel.

Aujourd’hui, il est riche, il vivra longtemps et aura beaucoup… d’autres sociétés ? On lui souhaite 🙂

Young man jumping

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