. Avec le Petit Büro, Laëtitia Mandin entreprend une révolution du travail d’assistante administrative et commerciale. Rencontre ! - LEG un pied dans mon entreprise -
Paroles d'entrepreneurs

Avec le Petit Büro, Laëtitia Mandin entreprend une révolution du travail d’assistante administrative et commerciale. Rencontre !

Le Petit Büro c’est ce site professionnel déniché sur internet un peu par hasard, qui donne envie de prendre contact avec la personne qui le tient. Clair, concis et bien rangé, on se dit tout de suite que la personne qui l’a bâti aime quand les choses sont bien faites. De la description des prestations au parcours professionnel et aux compétences de sa fondatrice, rien n’est laissé au hasard et tout porte à croire qu’il y a des choses à dire, un échange à avoir.

C’est comme cela que j’ai rencontré Laëtitia Mandin, bientôt 28 ans, qui malgré son jeune âge a déjà exploré plusieurs entreprises dans des domaines très différents. De ses expériences elle a beaucoup appris, elle a donc pas mal de choses à faire passer.

Quand on arrive sur votre site, on est tout de suite impressionné par le détail de vos prestations. Comment arrive-t’on à proposer un panel de compétences si élargi à votre âge ? 

Laëtitia Mandin : Effectivement, je propose plusieurs accompagnements à mes clients. J’ai acquis mon savoir-faire au cours de mes expériences professionnelles variées que je peux retracer rapidement. J’ai tout d’abord commencé à travaillé dans le service de la scolarité d’une école d’ingénieur. En binôme, je m’occupais plus particulièrement de la préparation du concours d’entrée à cette école ce qui comprenait également les admissions et faire le lien avec les professeurs et examinateurs.

Ensuite j’ai travaillé au sein d’une étude notariale où j’étais assistante administrative c’est à dire que je préparais des dossiers, j’assistais l’assistante de direction et je m’occupais des actes notariés après signature. Ensuite, j’ai travaillé dans la grande distribution où mes missions étaient très variées. Tant auprès des responsables de rayon que des équipes. J’ai ensuite travaillé dans l’industrie comme assistante commerciale, dans le paramédical et dans une entreprise qui s’occupe de matériel de projection des salles de cinéma.

A quel âge vous-êtes vous lancée dans l’aventure entrepreneuriale ? Et pourquoi ?

Laëtitia Mandin : Depuis toute petite, j’ai cette envie d’être ma propre patronne. Après mes études, j’ai voulu travailler dans différents domaines afin de m’enrichir et aussi de savoir ce qui me plaisait ou non. Après mon travail dans la grande distribution, j’ai fait un bilan professionnel et j’ai commencé à réfléchir sur le projet de création d’entreprise. Finalement, 2 ans plus tard j’ai été suivie par la BGE (Boutique de gestion pour entreprendre) LIEN http://www.aidecreationentreprise.fr

C’est grâce à un dîner organisé par l’organisme dans la région nantaise que j’ai pu rencontrer mon premier client !

D’ailleurs, comment vos clients arrivent-ils à vous – parce que vous êtes déclarée sous le régime de la micro-entreprise et vous n’avez pas de local professionnel – ?

Laëtitia Mandin : Pour l’instant je n’ai pas encore pris le temps de démarcher ni de me pencher sur le référencement. Je suis par contre présente sur les réseaux sociaux. J’ai aussi passé tout un été à travailler sur mon site car je n’y connaissais rien et je voulais quelque chose d’agréable, clair et moderne afin de me démarquer de ma concurrence.

Quant à mes clients, ils sont très divers car ce peut-être l’entrepreneur qui n’est pas encore assez développé mais qui a besoin de quelqu’un et qui fait donc appel aux free-lances de temps en temps mais ce peut aussi être l’entreprise de 50 salariés qui a besoin d’une aide ponctuelle.

Pour le moment, ils arrivent principalement par recommandation.

 Le Petit BurÖ

Un aperçu du Petit Büro de Laetitia Mandin  

Votre jeunesse a t’elle été un frein ou au contraire une aide ?

Laëtitia Mandin : Il m’est arrivée d’avoir un désaccord avec un client et il a mis ce désaccord sur le compte de ma jeunesse. Après s’être expliqués il a compris que ce n’était pas le cas mais une différence de point de vue.

Par ailleurs, je regarde la concurrence et quand on parle « d’assistant » on imagine la femme plutôt autour de la cinquantaine. Le fait d’être free-lance, jeune et donc punchy, je pense que c’est un plus !

« Je voulais apporter un peu de fraîcheur, un peu de dynamisme, ce que n’ont pas forcément mes concurrents »

Les free-lances dans ce domaine, c’est nouveau ?

Laëtitia Mandin : Ca apporte une vraie flexibilité à toutes ces PME qui ont des besoins et qui ne trouvaient pas forcément quelqu’un pour les aider de manière souple, ponctuelle !

Pensez-vous que le contexte économique donne envie d’entreprendre aujourd’hui en France ?

Laëtitia Mandin : Je suis mitigée. En sortant de mes études on m’a dit que c’était la crise et que ça allait être difficile. Malgré tout, j’ai réussi à bien m’en sortir. On nous rabat pas mal les oreilles avec la crise, mais quand on a vraiment envie on peut y arriver.

C’est difficile, le contexte fait peur mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas le faire. Il faut être positif et essayer !

Quels sont selon vous les principales difficultés qui empêchent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Laëtitia Mandin : La peur de sortir de sa zone de confort. Quand on a toujours connu le salariat, c’est l’inconnu.

En ce qui concerne le financement, là encore quand le projet est solide on s’en sort toujours.

Il faut aussi bien se connaître, savoir jusqu’où on est prêt à aller et avoir identifié ses lacunes. Certains ne sont peut-être pas capables de prendre ce recul sur eux-mêmes …

Pour revenir un instant sur cette manière de travailler qu’est le free-lance, vous y trouvez votre compte ?  Sur du long terme, c’est tenable ?

Laëtitia Mandin : Etre free-lance m’apporte une grande liberté d’organisation entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. C’est sûr que c’est un travail de tous les instants, une vie peut-être plus instable car je n’ai pas de salaire fixe, ni de journées bien définies mais on n’est jamais sûr de rien, même dans une entreprise où l’on est salarié.

Pour l’instant ça me convient bien. Je suis en micro-entreprise pour 3 ans pour commencer, un statut qui permet d’avoir des réductions de charges pour les anciens demandeurs d’emploi pendant cette période.

« Choisir son statut est l’un des choix les plus difficiles du créateur d’entreprise »

D’ailleurs, choisir son statut est l’un des choix les plus difficiles du créateur d’entreprise. Surtout lorsque l’on veut protéger un patrimoine personnel comme ce peut être le cas des personnes ayant une vie de famille et qui ne sont pas forcément mariés… Il faudrait peut-être un peu plus de simplicité pour qu’on s’y retrouve mieux !

Que conseilleriez-vous à la génération Y désireuse de s’affranchir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un projet entrepreneurial ?

Laëtitia Mandin : Les gens sont conscients que les futures générations ont envie d’entreprendre et on les accompagne pour cela. Si certains ont envie d’entreprendre, même pendant leurs études, et qu’ils ont une idée, qu’ils y aillent !

J’ai vu sur votre site que vous citez Alfred de Musset. Vous aimez les citations ?

Laëtitia Mandin : « Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir ». J’ai toujours aimé les mots et cette citation me parle. Elle appelle au développement personnel et encourage à aller de l’avant. C’est un peu la même chose que « quand on veut on peut » !

citation

Quelle est votre application mobile préférée ?

Laëtitia Mandin : J’hésite entre deux ! J’aime beaucoup Feedly qui me permet d’avoir accès à la culture et à l’information que je sélectionne grâce à des rubriques par les Flux RSS. Sinon j’aime beaucoup les applications musique.

 

Laëtitia Mandin est ce genre d’entrepreneur qui laisse entrevoir une grande force de caractère et de l’ambition. Elle mène sa barque et on sent que les choses sont rondement menées.

Elle fait partie de ces jeunes qui entreprennent un peu là où on ne les attend pas et qui amènent un vent nouveau sur des secteurs passés de mode. Son professionnalisme, sa clairvoyance et son optimisme m’ont marqué durant notre échange.

Je lui souhaite de jolis succès et de belles missions dans le pays nantais !

Vous qui habitez dans l’Ouest, pas loin de Nantes, retrouvez-la sur http://lepetitburo.fr et pensez à faire appel à elle !

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