. "Une bonne identité visuelle est un facteur de succès indispensable pour tout projet" Cédric Debacq. Rencontre ! - LEG un pied dans mon entreprise -
Paroles d'entrepreneurs

« Une bonne identité visuelle est un facteur de succès indispensable pour tout projet » Cédric Debacq. Rencontre !

C’est en twittant à propos du Salon des Entrepreneurs dont votre Blog est revenu enchanté qu’un échange s’est instauré avec Cédric Debacq, Blogueur officiel du Salon, lui même entrepreneur.

Portrait 2.0

 

Cédric Debacq, 35 ans, est depuis 2012 styliste d’entreprise. Son rôle est d’accompagner les clients dans la création et le développement de leur image de marque. Cela induit un travail sur les éléments de communication. Il travaille le Branding c’est à dire l’identité visuelle & la charte graphique, la communication digitale en créant du contenu, des sites, blogs, réseaux sociaux. Enfin il définit la stratégie de ses clients en apportant du conseil, de la,mise en relation, etc.

Au fond, il met en lumière ses clients pour qu’ils deviennent leader au sein de leur marché.

Un métier situés aux confins de plusieurs activités que Cédric sait présenter avec brio, comme vous allez le découvrir.

Je vous laisse découvrir le résultat de nos échanges à propos de son activité, de son parcours entrepreneurial mais aussi de ce qui nous passionne tous, l’entrepreneuriat. Enjoy !

Comment devient-on styliste d’entreprise ? Vous êtes quand même beaucoup de choses à la fois ! 

Cédric Debacq : Effectivement, mon métier demande des compétences en rédaction, en graphisme, en communication, en photographie, en web … J’ai toujours été un grand passionné de photographie ce qui m’a amené à suivre des études dans ce domaine. Mais il y a beaucoup de concurrence et j’ai choisi de poursuivre cette voie en tant que passionné à la fin de mes études. J’occupais un travail alimentaire en restauration. Et puis un jour, un événement important dans ma vie m’a fait passer à la vitesse supérieure.

 ( Moi : Ca tombe bien, c’est une parfaite transition avec la question qui suit ! )

refonte-site-internet

Ci- dessus un exemple de refonte de site réalisée par Cédric Debacq

A quel âge vous êtes-vous lancé dans l’aventure entrepreneuriale ? Et pourquoi ?

Cédric Debacq : J’ai toujours voulu être entrepreneur. D’aussi loin que je me souvienne, à 14 ans, je souhaitais déjà le devenir, même si à cette époque on n’entendait pas encore vraiment parler de l’entrepreneuriat. Mais à la fin de mes études de photographie je ne pouvais pas vivre de ma passion et je ne me sentais pas non plus assez mûr pour créer une entreprise. En 2011 j’ai été cambriolé et l’on m’a volé tout mon matériel de photo qui était presque celui d’un professionnel. J’ai été très affecté et je suis tombé assez bas moralement. Il a fallu remonter la pente. Et hop, le déclic était là. J’ai créé mon activité en tant qu’auto-entrepreneur.

Vous êtes actuellement entrepreneur salarié ? Qu’est ce que cela signifie concrètement ?

Cédric Debacq : J’ai découvert ce statut par hasard. En deux mots, c’est un statut qui permet d’être reconnu salarié par une coopérative qui se charge de la gestion, de l’administration, des questions juridiques et fiscales de l’entreprise tout en laissant indépendant celui qui en bénéficie.

Ce statut m’a été d’une grande aide au début de mon activité car j’ai pu dégager du temps pour travailler d’autres points concernant cette dernière. Actuellement, cette décharge concernant l’administratif me permet de pérenniser mes activités.

Pour rentrer un peu plus dans les détails, je bénéficie de tous les droits du salarié.

En contrepartie, la coopérative se rémunère en percevant environ 10% de mon chiffre d’affaires annuel.

A l’issue d’une période de trois ans, je devrai choisir d’être salarié associé de la coopérative qui prélèvera 5% du chiffre d’affaires annuel et d’autres avantages ou alors je devrai évoluer vers un autre statut.

Le gros avantage de ce statut d’entrepreneur salarié est que la coopérative nous permet de nous former régulièrement, d’assister à des ateliers, … On n’est pas laissés dans la nature. La coopérative à laquelle j’appartiens suit 300 entrepreneurs-salariés, un beau réseau.

Pensez-vous que le contexte économique donne envie d’entreprendre aujourd’hui en France ?

Cédric : Oui et non. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience qu’il y a des alternatives au salariat. D’autres solutions sont proposées par la législation française.

Il existe beaucoup de forums, de blogs qui donnent accès à des ressources pour aider les porteurs de projets à se lancer. Les réseaux sociaux jouent aussi un grand rôle informatif.

J’ajouterai que pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il faut être bien entouré ou plus exactement il faut bien s’entourer.

Quelles sont selon vous les principales difficultés qui empêchent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Cédric :  Tous les organismes dont l’action gravite autour de l’entrepreneuriat pourraient avoir encore plus de visibilité. Je pense que les médias traditionnels pourraient encore plus communiquer. Puis dans les écoles, donner une bonne image de l’entrepreneuriat pourrait sûrement bien améliorer les choses.

A mon avis, dans 5 à 10 ans, le salariat n’existera plus. Parce que c’est un coût énorme pour l’entreprise. Et c’est d’ailleurs pour ça que les entreprises s’entourent de stagiaires.

« Pour moi, dans 5 à 10 ans, le salariat n’existe plus » 

Et puis culturellement, qui va vouloir dans les prochaines années rester plus de dix ans dans la même boîte ? Nous sommes dans la société de consommation, on aime renouveler et j’ai l’impression que notre mode de vie a aussi impact notre manière de travailler.

Cette évolution des mentalités fera que beaucoup plus de gens qu’actuellement seront amenés à l’entrepreneuriat.

Être libre est un privilège mais n’est ce pas trop dur de mener son entreprise tout seul ? Envisagez-vous de vous associer un jour ?

Cédric : Certes, je suis seul dans ma boîte mais je ne suis pas seul à travailler. J’ai porté beaucoup d’attention à mon entourage professionnel, afin d’avoir un réseau de personnes sérieuses aux compétences différentes.

J’ai par exemple eu dans mes clients une personne qui montait une startup et qui avait besoin d’un professionnel s’y connaissant bien en marketing. J’avais cette personne dans mon réseau, je les ai donc mis en relation.

Le monde entrepreneurial est assez impressionnant, il y a une ambiance, une synergie. Ce n’est pas le monde des bisounours non plus mais c’est un réseau d’entraide.

Cette bienveillance et ces valeurs sont à transmettre pour améliorer l’image que les gens ont du monde de l’entreprise.

« Le monde entrepreneurial est assez impressionnant, il y a une ambiance, une synergie. Ce n’est pas le monde des bisounours non plus mais c’est un réseau d’entraide »

Que conseilleriez-vous à la génération Y désireuse de s’affranchir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un projet entrepreneurial ? Leur conseilleriez-vous d’avoir de la mâturité avant de se lancer (nous en parlions tout à l’heure) ?

Cédric : Qu’ils n’attendent pas comme je l’ai fait, qu’ils y aillent s’ils ont envie d’entreprendre ! Le statut d’entrepreneur étudiant me semble être un bon tremplin. On a tendance à penser à l’argent au début, mais le plus important n’est pas forcément là.

Je leur conseillerais surtout de faire le tour des événements « Startup weekend » qui sont organisés un peu partout en France.

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C’est 54 heures sur un week-end qui permet au futur startuper de tester son idée, de pitcher, de créer, de travailler en équipe puis enfin de passer devant un jury. Il y a même un système de mentorat. Une bonne manière de rentrer dans le vif du sujet !

Vous êtes Blogueur officiel du Salon des Entrepreneurs. C’était bien ? Comment arrive t’on à cela ?

Cédric : Le Salon des Entrepreneurs est à chaque fois une belle expérience. Les gens sont là, curieux de venir voir ce qu’il se passe sur place. Effectivement je suis twittos – blogueur officiel du Salon des Entrepreneurs depuis que des personnes de mon réseau m’ont proposé de le devenir. J’ai accepté avec grand plaisir. S’il y a bien la bête noire de l’entrepreneur qui travaille à domicile c’est la solitude. En quatre ans, j’ai vécu plein de belles choses !

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(Chers lecteurs, sachez que le prochain Salon des Entrepreneurs aura lieu à Lyon les 15 & 16 juin prochain, puis plus tard dans l’année à Marseille et Nantes)

Comme on a pu le comprendre juste avant, vous êtes actif sur le web. Tenir un blog était important pour vous ?

Cédric : Effectivement je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux mais aussi à rédiger des articles sur mon blog aux trois thématiques -Image de marque, entrepreneuriat et stratégie digitale – ou sur d’autres sites comme Webmarketing&Com.

C’est vrai que cela prend beaucoup de temps mais sur internet l’équation est assez claire : soit on dépense de l’argent, soit on dépense de l’énergie et du temps. J’ai choisi la deuxième option.

Pour obtenir un trafic sur le long terme, il faut rédiger des articles de fond qui amènent de la valeur ajoutée.

« Sur internet l’équation est assez claire : soit on dépense de l’argent, soit on dépense de l’énergie et du temps »

Quel est le plat de votre grand-mère que vous préférez ?

Cédric : Pour faire un clin d’oeil à ma région d’origine, le Nord, je dirais les chicons (endives) – jambon en gratin. Jamais sans les frites.

 

Une fois de plus, ce fut un plaisir d’échanger avec un entrepreneur courageux et passionné qui a su suivre ses rêves et écouter cet appel à l’entrepreneuriat qui lui est venu très tôt et qu’il avait dû laisser sur le bord du chemin. Mais depuis qu’il s’est senti assez mâture et donc prêt pour se lancer dans l’aventure, on sent que Cédric y goûte une vraie joie. On sent qu’il est heureux de ce qu’il fait au quotidien, entouré de la nature que lui offre la campagne de l’Allier.

Rien ne semble l’arrêter et ses nombreux projets en cours ou à venir en témoignent. Retrouvez-le sur son site internet et pourquoi pas au Salon de l’Entrepreneur de Lyon où il sera présent ! 

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