Paroles d'entrepreneurs

Le contexte ne peut rien face à un déferlement d’idées et de conviction

Interview : Edouard Vieilfault

Edouard Vieilfault est co-fondateur d’ Investkeeper un site d’informations sur la gestion de patrimoine. Le site distille chaque jour des solutions d’investissement et de placement rendant la gestion de patrimoine accessible à tous ! Entre expertise, pédagogie et responsabilité, Investkeeper offre de belles opportunités pour mieux placer son argent et aide à mieux comprendre l’économie. Edouard Vieilfault, le co-fondateur d’Investkeeper, livre à Leg son sentiment sur l’entreprenariat en France.

Pensez-vous que le contexte économique donne envie d’entreprendre aujourd’hui en France ?

Edouard Vieilfault : Si, en effet, on regarde le contexte économique, on a du mal à se projeter et on peut se poser la question du bon moment pour se lancer. Mais la création d’entreprise est plus une question d’état d’esprit : ne pas se résigner à ce qui existe ; être sans cesse en mouvement ; imaginer les demandes de demain pour mieux y répondre ; inventer et se développer : c’est cela qui nous anime au quotidien. Le contexte ne peut rien face à un déferlement d’idées et de conviction. Nous sommes une équipe dans l’action.

Quels sont selon vous, les principaux freins qui empêchent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

EV : Le principal frein est financier. La construction, l’animation et le développement d’une offre internet coûtent chers. Ce secteur est sans cesse en mouvement et il est essentiel d’être dans le bon tempo : ce qui demande une implication totale, des nouvelles idées et une surface financière pour pouvoir investir aussi bien dans le développement que dans la communication.

Quelles ressources psychologiques doit adopter en premier lieu un chef d’entreprise pour réussir dans son management ?

EV : Il faut qu’il soit irréprochable dans son implication d’une part, et un vrai coach de nature d’autre part. Il a un rôle de meneur et d’accompagnateur. Il est nécessaire qu’il sente ses équipes et déniche rapidement les potentiels problèmes à venir. Il se doit d’être plus dans le désamorçage que dans les règlements des conflits survenus.

Que conseillez-vous à la génération Z  désireuse de s’affranchir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un projet entreprenarial ?

EV : De foncer !! Le chemin : on le connaît ! Une idée ou une volonté d’améliorer un concept, un business plan avec une étude de marché efficace, des financements (ou pas) et c’est parti ! L’administratif ne doit surtout pas être une barrière… Toutes les infos sont sur internet. Je conseille d’ailleurs de se lancer tôt car à 23 ans on n’a rien à perdre ! Ensuite, une fois que vous êtes tombés dedans, vous avez cette sensation que tout est possible à partir d’une idée : en termes d’épanouissement, on est au summum ! J’ai créé ma première entreprise à 24 ans dans cet état d’esprit et je me suis éclaté.

Quelles sont les pires et meilleures situations qui puissent arriver à un entrepreneur ?

EV: Une des situations compliquées est de ne pas être « satisfait » d’un collaborateur sur la durée. La gestion derrière est compliquée et cela nuit aux équipes. En revanche, à l’inverse réussir à constituer une équipe d’hommes et de femmes motivés est une réelle satisfaction au quotidien. J’ajouterai évidemment que la fidélité des clients est à savourer chaque jour.

Quelle est votre application mobile préférée ?

EV: Sans nul doute Twitter qui offre une actualité en temps réel, un laboratoire d’idées et qui est un réel carrefour de rencontres professionnelles.

 

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