Paroles d'entrepreneurs

Plus on se pose de questions, plus on a de chances de ne pas créer

Interview : Maxence Devoghelaere

3DDuo est un studio de création de jeux vidéo proposant des concepts inédits et originaux. Ce studio basé à Tourcoing crée des expériences vidéoludiques pour des secteurs variés : santé, publicité, éducation… Les jeux imaginés par 3DDUO ne manquent pas de créativité. Maxence Devoghelaere, le président directeur général, livre son point de vue à Leg à propos d’entrepreneuriat.

Pensez-vous que le contexte économique donne envie d’entreprendre aujourd’hui en France ?

Maxence Devoghelaere : Je pense qu’il n’y a pas de bon contexte pour avoir envie d’entreprendre. C’est quelque chose que l’on a en soi, ou non. Bien sûr en fonction de l’économie actuelle, il  y aura des marchés plus ou moins compliqués à pénétrer… En attendant, les dépenses dans certains secteurs, comme les loisirs, n’ont jamais été aussi hautes.
Chaque situation a ses avantages et ses inconvénients, et les entrepreneurs sont la pour saisir les opportunités.

Quels sont selon vous, les principaux freins qui empêchent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

MD : Les seuls freins sont ceux que les futurs entrepreneurs se mettront.
Il y a énormément de choses qui facilitent l’entreprenariat en France et au delà des risques personnels que cela engendre, les risques financiers peuvent être limités facilement.
De plus, des systèmes comme celui du Pôle Emploi (permettant de mobiliser une partie de ses indemnités de façon anticipée pour investir en capital), sont, au contraire de vrais incitateurs.

Quelles ressources psychologiques doit adopter en premier lieu un chef d’entreprise pour réussir dans son management ?

MD : Je pense que la première ressource à adopter est d’être humain. Il faut oeuvrer pour le bien être de ses salariés, ceux qui « produisent » et représentent le tissu de l’entreprise. En les écoutant, en essayant de trouver des réponses à leurs problèmes, en les impliquant dans l’évolution de l’entreprise et son organisation. Donner à chacun une importance, le rend plus impliqué et plus performant.
Il faut enfin de l’humilité et de l’altruisme pour effacer la légende urbaine du vil patron capitaliste. Il faut savoir que ces personnes sont une minorité en France et ne sont, pour la plupart, pas de vrais entrepreneurs.

Que conseillez-vous à la génération Z  désireuse de s’affranchir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un projet entreprenarial ?

MD : Je conseille de foncer et de ne pas se poser de question. Plus on se pose de questions, plus on a de chances de ne pas créer.
Par contre, il ne faut pas non plus faire les choses n’importe comment… Il y a de nombreux organismes d’accompagnement (couveuses, incubateurs, accélérateurs), il est donc important de s’entourer des bonnes personnes qui nous aideront à nous poser les bonnes questions, à pointer du doigt les faiblesses de notre projet et à le mûrir pour qu’il soit viable. L’écoute et la remise en question sont deux valeurs essentielles qu’un entrepreneur se doit d’avoir.
Demander de l’aide n’est pas une tare, bien au contraire, c’est quelque chose de très bien vu dans l’entreprenariat. Et très souvent, ceux qui ont utilisé un maximum de ressources externes s’en sont mieux sortis que les cavaliers seuls.

Quelles sont les pires et meilleures situations qui puissent arriver à un entrepreneur ?

MD : Les meilleures situations : faire naître un projet après des mois de travail, le célébrer avec l’équipe et recevoir un accueil positif du public.
Les pires : devoir licencier des salariés, des amis… et rencontrer des difficultés financières.

Quelle est votre application mobile préférée ?

MD : Pumpkin, une app pour se rembourser entre amis.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Aller à la barre d’outils