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Conseils d'experts

La plénitude vient souvent de la capacité à transmettre sa passion

Interview : Olivier Ezratty

Avec son blog Opinions Libres, Olivier Ezratty livre quotidiennement sa vision de l’entreprenariat. Expert dans l’univers des startups, Olivier conseille les entreprises en stratégies de l’innovation sur leur image. Il donne pour LEG, son sentiment à propos d’entreprenariat et de ces entrepreneurs « role models » qui donnent envie de se lancer.

Pensez-vous que le contexte économique donne envie d’entreprendre aujourd’hui en France ?

Olivier Ezratty : Ce n’est pas le « contexte économique » qui donne spécifiquement envie d’entreprendre mais plutôt une tendance sociétale : le besoin de se réaliser personnellement et de prendre le contrôle de sa vie professionnelle. L’envie est aussi liée au déficit croissant d’image des entreprises comme employeurs. Enfin, la médiatisation des entrepreneurs qui réussissent et que l’on peut observer depuis quelques années créé des « role models » qui donnent envie de se lancer.

Quels sont selon vous, les principaux freins qui empêchent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

O.E : D’un point de vue pratique, un mélange d’absence d’idée et de capacité à créer une équipe. Sinon, une forme de laisser-aller. C’est plus facile d’être et rester salarié une fois que l’on est casé. Entreprendre est exaltant mais comporte une part de risque, notamment en terme de rémunération à court et moyen terme et tout le monde n’est pas prêt à le prendre. Il vaut mieux le faire au début de sa vie professionnelle, quand les enjeux personnels sont moindres (pas de traites sur un appartement, d’enfants, etc). En même temps, tout le monde n’est pas fait pour être entrepreneur. Sinon, où les entreprises recruteraient-elles leurs propres équipes ?

Quelles ressources psychologiques doit adopter en premier lieu un chef d’entreprise pour réussir dans son management ?

O.E : Il doit être à la fois très déterminé et en même temps en permanence à l’écoute des signes du marché, des clients, de ses cofondateurs, de ses équipes et partenaires. Il doit sentir les signaux faibles. Il doit savoir trancher dans un environnement à la fois ambigu et contradictoire. Il doit aussi savoir changer d’avis si nécessaire. La principale ressource est la « niaque » : l’envie de réussir, d’entrainer les autres et dans une certaine mesure de changer la société ou au minimum la vie de ses clients. Elle se traduit par une capacité à bien communiquer et à … se répéter ! Il faut raconter son histoire des centaines de fois ! La persistance et la résilience sont donc clés !

Que conseillez-vous à la génération Z désireuse de s’affranchir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un projet entreprenarial ?

O.E : D’adopter d’abord une posture de construction permanente, d’être très curieux, de lire et voyager, de transformer l’insatisfaction que l’on observe autour de soi en force de créativité. Ensuite, de naviguer dans les sphères entrepreneuriales pour aller à la rencontre d’autres GenZ qui veulent entreprendre. De rencontrer notamment des jeunes qui ont d’autres profils que le sien. Une bonne équipe rassemble souvent des ingénieurs, des designers et des gens plus business et marketing. Le premier acte de vente de l’entrepreneur est de convaincre d’autres de le suivre dans l’aventure !

Quelles sont les pires et meilleures situations qui puissent arriver à un entrepreneur ?

O.E : Les meilleures sont de réussir, souvent après avoir appris d’échecs successifs, et sans jamais baisser la garde. Une fois la réussite acquise, la plénitude vient souvent de la capacité à transmettre sa passion, ses moyens et réseaux pour aider d’autres entrepreneurs à réussir. Un peu comme le font les grands entrepreneurs français tels que Xavier Niel, Pierre Kosciusko-Morizet, Michel de Guilhermier ou Jacques-Antoine Granjon. Les pires des situations ? Rester seul dans son coin et procrastiner. Et aussi se planter, ce qui arrive à la majorité des entrepreneurs, et ne pas arriver à se redresser et repartir.

Quelle est votre application mobile préférée ?

O.E : Très prosaïquement : l’application standard iBook d’IOS car je lis beaucoup de livres sur ma tablette et mon smartphone. J’utilise tous les temps morts pour apprendre ! En plus de l’addiction classique aux réseaux sociaux.

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